Dans un contexte budgétaire incertain, le gouvernement français se prépare à relever les défis financiers de l'année 2025. Le déficit public prévu est estimé à 5,4% du PIB, une situation qui suscite des débats parmi les parlementaires. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, appelle à une vigilance accrue et à l'adoption d'une nouvelle méthode de gestion transparente pour retrouver l'équilibre budgétaire. Par ailleurs, la réforme des retraites reste un sujet sensible, avec des négociations imminentes attendues.
Face à un déficit croissant, le gouvernement s'engage à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. L'accent sera mis sur une collaboration accrue entre Bercy et les parlementaires, ainsi que sur un suivi mensuel rigoureux des dépenses. Cette approche vise à restaurer la confiance envers la gestion budgétaire.
Amélie de Montchalin insiste sur l'importance d'un dialogue ouvert entre les différentes parties prenantes. Elle souligne que la méthode de suivi des dépenses sera inédite et extrêmement rigoureuse. Chaque mois, les résultats seront présentés aux parlementaires afin de garantir une totale transparence. Ce processus devrait permettre une meilleure compréhension des défis budgétaires et faciliter les ajustements nécessaires pour atteindre l'objectif fixé de 5,4% du PIB. De plus, cette démarche vise à éviter les erreurs de prévision qui ont conduit au dérapage des finances publiques en 2024. En associant les parlementaires, le gouvernement entend non seulement améliorer la gestion mais aussi assurer une supervision plus étroite des dépenses publiques.
Parallèlement à la gestion budgétaire, la réforme des retraites reste un point crucial. Les partenaires sociaux s'apprêtent à renégocier la réforme de 2023, basée sur un diagnostic attendu de la Cour des comptes. Cette étape est cruciale pour établir un consensus sur les futures orientations du système de retraite.
Le rapport de la Cour des comptes, publié le 19 février, servira de base incontestable pour ces discussions. Amélie de Montchalin met l'accent sur l'importance d'un diagnostic solide pour guider les négociations. Le gouvernement considère l'équilibre budgétaire du système de retraite comme une condition préalable essentielle à toute refonte. Des réserves ont été exprimées par la majorité de droite et du centre concernant la possible révision de la réforme. Ces négociations s'inscrivent dans un contexte politique complexe, où la volonté de trouver un terrain d'entente est primordiale. Le succès de ces discussions pourrait avoir un impact significatif sur la stabilité financière à long terme du pays.