Le conflit entre les syndicats et la direction du Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) s’enlise, marqué par une absence de dialogue direct. Le président Ferdy Louisy refuse de rencontrer les représentants du personnel, communiquant uniquement par courrier. Parallèlement, un plan de départs volontaires est en préparation pour réduire la masse salariale jugée excessive.
Les négociations entre les syndicats et la direction du SMGEAG restent bloquées en raison de l'absence persistante du président Ferdy Louisy. Ce dernier ne participe pas aux réunions et communique uniquement par écrit avec les représentants du personnel. Cette situation a conduit à une impasse dans le conflit, notamment concernant la prise en charge mutuelle des employés. Les tensions se sont accrues avec des incidents survenus dans les locaux et à l'usine de Moustique à Petit-Bourg.
Depuis son arrivée en octobre, Ferdy Louisy n’a jamais assisté à une rencontre avec les représentants du personnel. Cela alimente la frustration des syndicalistes qui exigent une convocation du Comité syndical pour forcer sa présence. Pascal Anne-Marie, délégué syndical UTC-UGTG, souligne que cette absence perturbe gravement le processus de résolution du conflit. Les propositions transmises par l’intersyndicale ont été rejetées par le Comité syndical, considérant qu’elles aggraveraient la situation financière déjà critique du SMGEAG.
Face à une structure déficitaire dès sa création, les élus et l’État insistent sur la nécessité d’un redressement économique urgent. Un plan de départs volontaires est prévu pour réduire la masse salariale, qui représente un fardeau majeur pour le syndicat mixte. Ce plan devrait être mis en œuvre au second semestre 2025, afin de diminuer les coûts liés au personnel qui ont augmenté de 2,4 millions d’euros en 2024.
Lors de la conférence territoriale de l’action publique du 14 février, Ferdy Louisy a affirmé que la mise en place d’un tel plan était indispensable pour sauver les 500 agents du SMGEAG. Il a également mentionné qu’une réorganisation complète des services suivrait ce plan de départ. Les discussions sur ce sujet avaient déjà débuté en novembre 2024, lors d’une rencontre avec le ministre des Outre-mer de l’époque, François-Noël Buffet. L’objectif est clair : reconstruire un modèle économique viable pour assurer la pérennité du syndicat mixte face à une situation financière précaire.