
Dans un paysage politique en évolution, le projet de budget pour l'année 2025 commence à se dessiner. Après l'intervention du Premier ministre François Bayrou, qui n'avait pas fourni de détails précis lors de son discours mardi, les contours du plan budgétaire sont désormais plus clairs. Le gouvernement prévoit de réaliser des économies substantielles et d'introduire de nouvelles sources de revenus fiscaux pour atteindre l'objectif de réduire le déficit public à 5,4 % du PIB. Les mesures proposées comprennent des ajustements dans les dépenses publiques ainsi que des modifications fiscales ciblées.
Le calendrier et les mesures spécifiques du budget 2025
Au cours de cette période charnière, le gouvernement a établi un calendrier précis pour l'adoption du projet de loi budgétaire. Il espère que le texte sera approuvé par le Parlement autour du 23 ou 24 février, permettant ainsi une entrée en vigueur le 1er mars après validation constitutionnelle. Ce processus rapide signifie que la loi spéciale, qui maintient les crédits du budget 2024, ne restera en vigueur que deux mois.
En ce qui concerne les recettes, le gouvernement envisage plusieurs initiatives. Une surtaxe serait appliquée aux bénéfices des plus grandes entreprises, tandis qu'une légère augmentation de la taxe sur les transactions financières serait mise en place. La baisse promise de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) serait reportée, et une contribution supplémentaire serait demandée aux ménages les plus aisés en fonction de leurs patrimoines. Toutefois, la flat tax, une mesure emblématique de l'administration précédente, ne subirait aucune modification.
Pour ce qui est des dépenses, des efforts d'économie significatifs seraient réalisés au sein de l'État, notamment parmi ses opérateurs, avec une réduction de 5% des crédits. La Sécurité sociale verrait également une réduction de ses dépenses, tout comme les collectivités locales. Certaines propositions initiales d'économies ont été abandonnées, comme la suppression de postes d'enseignants, une décision retirée mercredi soir par le Premier ministre.
À travers ces mesures, le gouvernement cherche à redresser les finances publiques tout en atténuant l'impact social. Cette approche équilibrée souligne l'importance de trouver un juste milieu entre la nécessité d'économies et la préservation des services essentiels. Les citoyens attendront avec intérêt les prochaines étapes de ce processus législatif crucial.
