
L'offensive anti-environnementale menée par les Républicains s'intensifie, avec de nouvelles réductions budgétaires pour la mission Écologie. Le gouvernement de François Bayrou a ajouté 575 millions d’euros à la baisse initiale de 745 millions d'euros proposée en novembre 2024, totalisant une réduction de près d'un milliard d'euros. Les secteurs de la transition énergétique et des énergies renouvelables sont particulièrement touchés, avec des coupures respectives de 300 millions et 200 millions d'euros. Depuis septembre 2024, le Sénat, dominé par la droite, multiplie les initiatives visant à affaiblir les politiques environnementales, comme la simplification du zéro artificialisation nette et la réintroduction de certains pesticides.
Augmentation des Coupes Budgétaires pour l'Écologie
Le gouvernement de François Bayrou a décidé d'augmenter les réductions budgétaires pour la mission Écologie. Initialement fixées à 745 millions d'euros en novembre 2024, ces coupes ont été augmentées de 575 millions d'euros supplémentaires, portant le total à près d'un milliard d'euros. Cette décision vise à limiter le déficit public à 5,4 % du PIB. Les secteurs les plus impactés sont ceux de la transition énergétique et des énergies renouvelables, qui perdent respectivement 300 millions et 200 millions d'euros. Ces mesures soulèvent des inquiétudes quant à l'avenir de la politique environnementale française.
La réduction des crédits pour la transition énergétique du parc automobile est particulièrement significative, avec un retrait de 300 millions d'euros. Cette somme aurait pu contribuer à moderniser et à rendre plus écologique le parc automobile national. De plus, la diminution de 200 millions d'euros dans le soutien aux énergies renouvelables pourrait freiner les projets d'énergie verte en cours et futurs. Ces coupes budgétaires mettent en péril les efforts déployés pour atteindre les objectifs environnementaux fixés par la France, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de promotion des énergies propres.
Multiplication des Initiatives Anti-Environnementales au Sénat
Depuis plusieurs mois, le Sénat, dominé par la droite, intensifie ses tentatives de reculs environnementaux. Les sénateurs ont voté plusieurs propositions de loi (PPL) visant à affaiblir les normes environnementales. Parmi celles-ci, une PPL de programmation énergétique moins ambitieuse sur les énergies renouvelables, une autre visant à simplifier le zéro artificialisation nette (ZAN), et une autre encore qui prévoit de sabrer de multiples normes agricoles et de réintroduire certains pesticides néonicotinoïdes. Ces initiatives montrent une volonté claire de ralentir ou d'inverser les progrès réalisés en matière de protection de l'environnement.
Les sénateurs ont également adopté en commission une proposition de loi qui vise à réduire les pouvoirs de l’Office français de la biodiversité. Ces actions collectives témoignent d'une orientation politique qui privilégie des intérêts économiques à court terme au détriment des enjeux environnementaux à long terme. La multiplication de ces initiatives soulève des interrogations sur l'engagement du pays en faveur de la transition écologique et de la préservation de la biodiversité. Les experts et les militants environnementaux expriment leur inquiétude face à ces développements, craignant que ces mesures ne compromettent sérieusement les efforts pour construire un avenir durable.
