
Dans une étude récente publiée dans une revue scientifique renommée, des chercheurs franco-britanniques ont démontré que les actions entreprises pour freiner le réchauffement planétaire offrent d'importants avantages en matière de santé publique. Les conclusions de cette recherche soulignent que ces mesures peuvent non seulement améliorer la qualité de vie des citoyens, mais aussi réduire considérablement les dépenses de santé. Le coordinateur principal de l'étude a affirmé que les bénéfices sanitaires surpassent largement les coûts associés à ces politiques environnementales.
Le rapport examine comment la réduction des émissions de gaz à effet de serre peut avoir un impact positif sur la santé humaine. Par exemple, diminuer la consommation de carburants fossiles entraîne une diminution de la pollution atmosphérique, ce qui se traduit par une baisse des maladies respiratoires et cardiovasculaires. De plus, en limitant l'élevage bovin pour réduire les émissions de méthane, on encourage également une alimentation plus saine avec moins de viande rouge, contribuant ainsi à prévenir certaines pathologies liées à son excès de consommation.
L'équipe de chercheurs a analysé divers scénarios montrant que presque tous entraînent une réduction de la mortalité. Cependant, tous les plans ne sont pas équivalents en termes d'effets sur la santé. Prenez le cas des transports : remplacer les véhicules thermiques par des électriques individuels n'offre qu'un avantage limité, car cela ne résout pas les problèmes de particules fines ni de sédentarité. À l'inverse, investir dans des infrastructures de transport public de qualité et promouvoir les modes actifs comme la marche ou le vélo permettrait de réduire la pollution tout en augmentant l'activité physique de la population, favorisant ainsi sa santé globale.
Les données recueillies montrent que les stratégies contre le réchauffement climatique peuvent diminuer la mortalité totale de 0 à 20 %, avec une moyenne de 1,5 %. Cette découverte confirme que les bienfaits pour la santé de ces initiatives dépassent leurs coûts. Les économistes utilisent une valeur monétaire pour quantifier les vies sauvegardées, ce qui aide à justifier financièrement ces politiques. Dans 11 des 13 études examinées, les bénéfices sanitaires compensaient les frais engagés pour la décarbonisation.
En mettant en lumière les avantages locaux directs sur la santé, cette recherche pourrait faciliter l'adoption de mesures climatiques par les décideurs politiques. Les gains en santé publique sont immédiats et visibles, contrairement aux effets globaux du changement climatique. Cette approche pourrait donc encourager une action plus vigoureuse en faveur de l'environnement, sans attendre une coordination internationale complète.
