
Le nouveau plan budgétaire français, soumis par le gouvernement récemment formé sous la direction de François Bayrou, a reçu une approbation technique de la part de Bruxelles. Cette validation pousse désormais les ministres des Finances de l'Union européenne à examiner et potentiellement approuver ce programme lors de leur prochaine réunion mardi. Les experts soulignent que cette trajectoire vise à ramener le déficit public en dessous de 3% du PIB d'ici 2029, tout en reconnaissant les défis économiques auxquels la France est actuellement confrontée.
L'approbation technique par la Commission européenne signifie que le projet respecte les exigences européennes. Balasz Ujvari, porte-parole pour les questions économiques, a confirmé cette conformité. Éric Lombard, le nouveau ministre français des Finances, se rendra à Bruxelles pour discuter avec ses homologues européens. Cette rencontre intervient après que le précédent gouvernement français eut été remplacé, nécessitant une nouvelle évaluation de la trajectoire budgétaire.
La France, qui affiche l'un des ratios d'endettement les plus élevés de la zone euro, derrière la Grèce et l'Italie, s'est engagée à réduire son déficit public. La nouvelle trajectoire prévoit un déficit de 5,4% du PIB en 2025, contre 6,2% prévu pour 2024. Cette stratégie inclut des mesures d'économies importantes, bien que non détaillées, pour alléger la dette nationale. L'objectif reste de revenir dans les clous budgétaires d'ici 2029.
Au cours des derniers mois, la France a été placée sous une procédure de déficit excessif, obligeant le pays à prendre des actions correctives. En septembre dernier, la dette publique française atteignait 113,7% du PIB, soit environ 3.303 milliards d'euros. Le gouvernement a donc mis en place des efforts budgétaires moindres en 2025, mais ces ajustements seront compensés par des mesures plus strictes dans les années suivantes, garantissant ainsi un effort total conforme aux règles européennes.
Les discussions à venir à Bruxelles seront cruciales pour valider cette trajectoire budgétaire. Si elle est acceptée, cela marquera une étape importante dans la gestion de la dette publique française et renforcera la confiance dans la capacité du pays à respecter ses engagements financiers envers l'Union européenne. Cette approche prudente et structurée vise à assurer la stabilité économique à long terme, tout en répondant aux attentes des partenaires européens.
