
Dans une récente déclaration, le nouveau ministre des finances de la République du Congo, Christian Yoka, a présenté ses priorités pour redresser l'économie nationale. L'accent est mis sur la gestion prudente de la dette, la diversification économique et le renforcement des réserves de change. Le pays, qui dépend fortement du pétrole, fait face à un ratio dette/PIB alarmant de 96 %, ce qui exerce une pression considérable sur les finances publiques. M. Yoka vise à réduire ce ratio à 70 % dans les cinq prochaines années tout en explorant des opportunités dans l'agriculture et le tourisme pour atténuer la vulnérabilité économique.
L'un des défis majeurs que M. Yoka doit relever concerne la dette publique. Il s'est engagé à aborder avec prudence ce problème complexe, en particulier la dette en monnaie locale, qui représente une part importante de la charge totale. Le ministre envisage des options telles que la renégociation des conditions de prêt et la possibilité de refinancement pour alléger la pression sur les finances publiques. Il souligne également l'importance de limiter les emprunts destinés à financer les dépenses courantes afin d'éviter une spirale négative.
La diversification économique est un autre pilier de la stratégie de M. Yoka. Conscient des risques liés à la dépendance au pétrole, il propose de développer d'autres secteurs tels que l'agriculture et le tourisme. Ces initiatives visent non seulement à créer des emplois mais aussi à réduire la vulnérabilité du pays aux fluctuations des prix du pétrole. De plus, M. Yoka met l'accent sur l'importance de restaurer la confiance dans la solvabilité du gouvernement, un facteur crucial pour attirer des investissements étrangers et améliorer la notation financière du pays.
Pour soutenir ces efforts, M. Yoka explore également des partenariats avec des institutions internationales telles que la Banque mondiale et l'Agence française de développement. Ces collaborations pourraient conduire à l'octroi de prêts concessionnels pour des projets essentiels comme l'énergie, l'eau et l'assainissement. Parallèlement, le ministre travaille à augmenter les réserves de change du pays, actuellement suffisantes pour couvrir environ deux mois d'importations, avec l'objectif d'atteindre une couverture de cinq mois.
Au-delà des mesures immédiates, M. Yoka insiste sur la nécessité d'une approche durable pour gérer les finances publiques. Il reconnaît que le chemin vers la stabilité économique sera semé d'obstacles, mais reste optimiste quant à la capacité du pays à surmonter ces défis grâce à une gestion rigoureuse et une vision stratégique. Ses actions visent à construire une économie plus résiliente et diversifiée, capable de faire face aux incertitudes futures.
